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Bienvenue sur mon blog politique

August 27

Avis aux lecteurs

A partir du 1er septembre, retrouvez-moi dans un nouveau blog toujours consacré à l'actualité politique et internationale.
 
Voici l'adresse :
 
 
 
 
Cordialement,
 
                                                                                                   Gilles
 
 
 
August 21

Ségolène fait sa rentrée

"Frangy en Bresse a connu sa première émeute" a lancé le député socialiste Arnaud Montebourg lors de la traditionnelle Fête de la Rose organisée chaque année au sein de cette section locale du PS de Saône et Loire.
 
Mais qu'est-ce qui a bien pu agiter ce petit village de 600 amês en temps normal? D'ordinaire, la Fête de la Rose (grand banquet regroupant les militants d'une même section) ne regroupe que 300 "camarades" (nom habituellement donné à un militant du PS). Cette année, ils ont été plus de 1000 à participer et venir acclamer la personnalité qui s'impose de plus en plus au sein des présidentiables socialistes : Ségolène Royal.
 
Prévue de longue date, la venue de l'actuelle présidente de la région Poitou-Charentes a été pour le moins mouvementé (En effet, trois personnes parmi la foule ont été tout de même légèrement blessées) au vue de l'élan de symphatie et d'adhésion à son égard. De fête, la manifestation de Frangy en Bresse marque bel et bien la rentrée de Ségolène Royal et dans la dernière ligne droite dans la course à l'investiture socialiste en prévision de la présidentielle du printemps prochain, la députée des Deux Sèvres entend bien finir la course en beauté et franchir en première, la ligne d'arrivée.
 
A quelques jours de l'Université d'été de la Rochelle, Ségolène Royal semble vouloir se démarquer des autres présidentiables et rentrer un peu plus dans le bain. Dans un discours très attendu, elle a cherché à répondre aux critiques de ceux qui lui reprochait son absence d'opinion ou de proposition pour la France. Aussi, elle s'est montré en une héritière de François Mitterrand en évoquant longuement l'ancien chef de l'Etat et défendant son héritage tout en se refusant de faire un "droit d'inventaire" sur la période mitterrandienne pour autant.
Autre fait important de son discours, la favorite des sondages a donné ses premières reflexions sur ce qui semble être un projet pour la France. Aussi, elle invite "toutes celles et toux ceux qui veulent que ça change et que la France se redresse". Pour cela, la présidentiable socialiste pose ses premières réflexions sur les institutions - évoquant de plus en plus l'idée d'une VI° république, idée chère à Arnaud Montebourg - mais également sur l'Europe. A ce titre, elle prône la construction d'une Europe de l'Environnement et de la Recherche dans le cadre de la construction européenne, afin de relancer cette dernière. Pour finir, Ségolène Royal n'a pas épargné son potentiel rival, le président de l'UMP et actuel ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy en critiquant sa politique menée en matière d'immigration déclarant que "l'immigration choisie est insupportable", ceci dans la suite de sa critique concernant l'évacuation du squatt de Cachan (94), jeudi dernier par les forces de l'ordre.
 
A quelques semaines de la désignation du candidat socialiste, Ségolène Royal semble vouloir marquer des points et se démarquer de ses camarades présidentiables en les prenant de court, forte des ralliements qui se multiplient au sein du PS. De fait, la présidente de la région Poitou-Charentes se place bien en pôle position dans cette course à l'investiture socialiste et pour conforter son avance, elle se pose en rassembleuse en courtisant l'aile gauche du PS (IV° république, Europe, etc.) mais aussi à la gauche du PS. Aussi, elle semble prêter à s'engager davantage dans la bataille déclarant que celle-ci "sera dure mais exhaltante". La bataille? contre la droite de Sarkozy bien sûr mais aussi contre les autres présidentiables, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn en tête qui dans la dernière ligne droite semble loin d'être résignés face au ségolisme ambiant. Aussi, je ne peux que mettre au défi celui ou celle qui me dira que tout est déjà joué d'avance chez les socialistes. Même si Ségolène Royal écrase davantage la concurrence, la rigeur et la prudence restent de mises si elle souhaite l'emporter jusqu'au bout. C'est à ce titre que l'actuelle députée n'en finira que de s'imposer non pas comme une égérie des sondages mais comme une femme d'Etat au large potentiel porteuse d'idées de gauche, tout en montrant responsable face aux citoyens.
 
En photo : Ségolène Royal et Arnaud Montebourg lors de la Fête de la Rose de Frangy en Bresse (71), le 20 août 2006
 
 
August 12

Juppé ou la reconquête (programmée?)

Toujours droit dans ses bottes, le premier locataire de Matignon (1995 - 1997) sous l'ère Chirac! Après un an de purgatoire québécois, où il a enseigné l'Ecole nationale d'administration (non, non pas chez nous! à Montréal au Canada) en raison de sa condamnation en novembre 2004 dans l'affaire du financement occulte du RPR (actuellement, l'UMP), l'ancien maire de Bordeaux est revenu dans sa ville à la fin du printemps dernier. C'est le point de départ vers un retour sur le plan national?
 
Condamné en seconde instance par le tribunal de Versailles à deux ans de prison avec surcis et à un an d'inéligibilité [en premier instance, il fut plus lourdement condamné par le tribunal de Nanterre : deux ans de prison avec surcis et (surtout) dix ans d'inéligibilité), Alain Juppé avait pris les devants dès février 2004, date de sa première condamnation, en démissionnant de tous ses mandats électifs (député de Gironde, maire de Bordeaux) et de la présidence de l'UMP où il fut élu en octobre 2002. Son premier adjoint, Hugues Martin a repris les rênes de la capitale girondine et en a profité pour se faire élire député à l'occasion d'une élection partielle.
Mais voilà que les choses semblent se précipiter d'un coup puisque selon le quotidien Libération [8 août 2006], l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac pourrait revenir à la tête de la ville plus tôt que l'on prévu les échéances municipales (en 2008) au bénéfice d'une démission de l'actuel maire et de toute l'équipe municipale. En effet, la date du 28 août est assez souvent évoqué. Une telle situation provoquerait des élections municipales partielles (prévues en octobre prochain) avec Alain Juppé en tête de liste de la majorité sortante.
 
Quel beau geste de loyauté de l'équipe municipale bordelaise et quel deni de démocratie! En effet, il faut tout de même rappeler que l'ancien maire de Bordeaux (entre 1995 et 2004) a "trompé la confiance du peuple français" [compte-rendu du jugement de Nanterre en première instance, 30 janvier 2004]. Certains me diront qu'il a payé sa dette et qui peut retrouver la place qui fut la sienne. Soit. Mais qu'il attende les élections prévues à cet effet. Si ce tel scénario était réalisé, on ne pourrait voir dans le retour d'Alain Juppé qu'une manoeuvre politique, Bordeaux devant servir de tremplin à un retour national. La reconquête programmée de Bordeaux est de fait la condition sine qua none pour l'ancien ministre de Jacques Chirac si il peut espérer être de nouveau fréquentable dans ce domaine particulier qu'est notre vie politique française.
 
Dès lors, les conditions de ce retour me laissent dans l'expectative. En effet, si à première vue, rien ne saurait empêcher tôt ou tard une réapparition d'Alain Juppé, ce probable retour montre au bout du compte que ce dernier est resté fidèle à lui-même. Autrement dit, froid et méprisant. Je dis bien méprisant car quand on a été condamné par la justice et qu'on s'est écarté de la vie politique dans de telles circonstances, la moindre des choses est d'attendre les échéances normales et non obtenir le bénéfice d'une démission pour se remettre en selle. Une telle attitude est finalement un manque de respect vis-à-vis des citoyens qui not leur mot à dire d'autant plus que les Bordelais ont plus ou moins subi un préjudice.
 
En établissant ce scénario, Alain Juppé et la droite bordelaise ne prennent que peu de risques, la mainmise de cette dernière sur la ville étant telle qu'à première vue, l'ancien Premier ministre pourrait aisément retrouver son fauteuil de maire dès octobre prochain. Néanmoins, ce dernier aurait tort de penser que tout est joué d'avance : depuis quelques années, l'opposition (menée par les socialistes et les verts) progresse sur la ville et certains collectifs de citoyens ne voient pas d'un très bon oeil le retour d'Alain Juppé même si ce dernier jure qu'il a changé après sa traversée "politique" du désert...
 
Aussi, je terminerai par une citation de La Fontaine : "Rien ne sert de courir, il faut partir à point". A méditer, si on ne veut pas que son retour se transforme en désaveu électoral!
 
En photo : Alain Juppé
 
August 10

Iouchtchenko ou la fin d'une révolution

Après plusieurs mois d'une ardente crise politique, le président ukrainien, Viktor Iouchtchenko, a finalement choisi. Le 3 août dernier, son rival de toujours, le pro-russe Viktor Ianoukovitch, a été nommé Premier ministre mettant ainsi un terme à l'immobilisme qui gagnait le pouvoir depuis bientôt un an.
 
C'est la fin d'un rêve, celui de la révolution orange. En choisissant Ianoukovitch, Iouchtchenko se retrouve confronté à la dure réalité de l'exercice du pouvoir. Exit donc les véillités d'indépendence par rapport à Moscou et de rapprochement avec l'Union européenne? L'avenir nous le dira mais à première vue, cela semble bien le cas.
De fait, les possibiltés pour le leader de la révolution orange étaient limitées. Face à une longue crise politique ponctuée par des limogeages - celui de Julia Timoschenko en septembre 2005 par exemple - des dissolutions et autres rebondissements de tout genre, le président urkainien avait une marge de manoeuvre assez ténue et un choix politique capital. En effet, le leader de la révolution orange de décembre 2004 avait le choix entre une nouvelle dissolution du parlement et le choix d'un nouveau premier ministre. Il est sans rappeler que l'une ou l'autre des décisions est de toute façon défavorable au président ukrainien, une dissolution enfonçant un peu plus le pays dans la crise, le choix d'un nouveau premier ministre affaiblissant l'autorité du chef de l'Etat.
 
En choisissant Viktor Ianoukovitch, Iouchtchenko fait un choix logique puisqu'aux dernières élections législatives [en mars dernier], c'est le Parti des régions du premier ministre tout juste nommé qui fut arrivé en tête avec 32% des voix devant celui de l'actuel président, Notre Ukraine. Si dans l'immédiat, ce dernier apparaît comme affaibli, il peut par la suite devenir le principal bénéficiaire de ce compromis circonstanciel.
De fait, cette coallition entre les ennemis d'hier peut paraître assez peu compréhensible au regard du formidable élan populaire qui a envahi les rues et les habitants de Kiev [capitale de l'Ukraine] en décembre 2004 pour contester les résultats plus ou moins truqués à l'issue du second tour de la présidentielle qui opposait, rappelons-le, le Premier ministre de l'époque (un certain Viktor Ianoukovitch, proche de la Russie de Poutine) et le candidat de l'opposition et actuel président Viktor Iouchtchenko. Pour autant, un tel rapprochement ne surprend au bout du compte personne dans la mesure où il était plus ou moins inéluctable.
 
La faute à qui? A la coalition orange elle-même. Faute d'un fort consensus politique, les principaux partis ayant mené la révolution pacifique consacrant la victoire de l'actuel président se sont méfiés les uns les autres. De plus, il faut tout de même rappeler l'attitude plus ou moins suspecte de Julia Timoschenko, véritable égérie de la révolution orange. Premier ministre de janvier à septembre 2005, celle-ci n'a pas caché ses ambitions, ce qui faisait sans doute un peu beaucoup au sein d'une coalition fragile.
 
Aussi, en manque de stabilité politique, Iouchtchenko a préfèré l'unité et le consensus en choisissant Ianoukovitch. Un tel choix aura sans doute des conséquences majeures sur le plan de la politique extérieure. Officiellement, il ne remetterait pas en question la politique d'ouverture et de rapprochement avec l'Union européenne menée par le président ukrainien. Néanmoins, on voit mal comment la Russie de Poutine [par le biais de Ianoukovitch] pourrait se tenir assez longtemps à l'écart des affaires ukrainiennes tant que l'Ukraine, à cheval entre Occident et Orient, reste la porte d'accès de Poutine pour les questions et enjeux européens. A suivre, donc
 
En photo : le président urkainien Viktor Iouchtchenko (à droite) en compagnie de son nouveau Premier ministre, Viktor Ianoukovitch
August 07

Au PS, on ne parraine plus (pour le moment)

Dans une lettre datée du 3 août, le premier secrétaire du PS, François Hollande a officiellement invité les élus socialistes à n'accorder "pour le moment" aucun parrainage aux candidats situés à la Gauche du parti dans la course à l'Elysée pour 2007. Dans son courrier, Hollande, accompagné de Claudy Lebreton [présidente de la Fédération des élus socialistes et républicains], rappelle que "les échéances électorales de 2007 se rapprochant, la course aux parrainages a été ouverte par un certain nombre de candidats potentiels à l'élection présidentielle, qui souhaitent réunir les 500 signatures nécessaires" [...] Les élus socialistes seront "donc probablement sollicités dans les semaines qui viennent pour leur apporter leurs parrainages." Par conséquent: "Les élus socialistes sont appelés à n'accorder aucun parrainage pour le moment. Votre soutien massif à celui ou celle d'entre nous qui portera nos couleurs à l'élection présidentielle de 2007 sera déterminant."
 
Les réactions à la Gauche du PS ne se font pas faites attendre à commencer par celle de la députée PRG de Guyane, Christiane Taubira, qui, ce dimanche, a durement constesté la consigne du PS déclarant sur France Inter :
"Je ne sais pas si, de la part du numéro un du PS, il s'agit d'affolement ou de panique ou si ça doit être pris comme une déclaration d'hostilité envers les partenaires du PS. Dans ce cas-là, ça reviendrait à les traiter comme des vassaux". De son côté, le leader de La LCR, Alain Krivine, invoquait la "peur" qui aurait saisi le patron du PS à moins de 7 mois de l'échéance présidentielle
 
Peur? Panique? Affolement? Je dirais plutôt responsabilité et logique politique. A six mois d'une échéance capitale, il s'agit pour les socialistes de resserrer les rangs et apporter un soutien le plus large possible à leur futur champion ou championne. Nul doute que ce candidat ou cette candidate aura les 500 signatures (et plus) pour se présenter. Il en est de même pour les autres candidats de gauche, extrême-gauche compris. Mais à ce moment de la pré-campagne présidentielle, il s'agit de rassembler au maximum la Gauche et non la dissiper davantage. Au vue du nombre potentiel de candidatures à gauche, il s'agit pour les socialistes de prendre une attitude responsable car il serait illogique de dénoncer un risque de dispersion de la gauche et encourager en même temps le mouvement en favorisant les parrainages d'élus socialistes en dehors du PS. 
La consigne de François Hollande n'est que la conséquence d'une certaine logique politique qu'il a seulement rappelé comme une évidence, samedi dernier à Marseille : quand on est un élu socialiste, il est tout à fait normal que ce dernier soutienne en priorité le champion de son camp.
 
De fait, l'attitude de Hollande exprime sans doute une certaine prise de conscience au sein de la gauche modérée : ne plus revivre le spectre du 21 avril 2002. En effet, force est de constater que le morcellement de la gauche a largement joué dans le résultat que l'on connaît. Lorsque nos partenaires et amis du PRG, PCF voire de la LCR dénoncent une soi-disante manoeuvre anti-démocratique, j'avoue que j'ai dû mal à comprendre. Je vous l'ai dit plus haut, il me semblerait fort peu probable que les candidats situés à la gauche du PS ne recueillent pas les 500 parrainages sans l'aide des élus PS. Néanmoins, il est grand temps qu'ils considèrent qu'à l'approche de la présidentielle, une gauche la plus largement rassemblée sera d'autant plus efficace que forte pour battre la droite. De fait, la position de Hollande sur les 500 parrainages est audacieuse comme elle peut se révéler risquée. Attitude audacieuse d'une part car le PS se pose comme parti responsable, se mettant un point d'honnneur à ne plus rééditer la surprise de 2002, incitant de fait, ses partenaires à adopter le même comportement. Mais d'autre part, Hollande prend le risque de crisper davantage ses partenaires en établissant un rapport de force les obligeant ainsi à plier à genoux face aux recommandations de la rue de Solférino [siège national du PS, ndlr]. Cependant, je considère ce point comme peu pertinant tant que le PS a une certaine considération pour ses partenaires, PRG en tête. En effet, l'attitude de Hollande est loin d'être celle d'un irrespect ou d'une considération de vassalité par rapport aux radicaux de gauche tant que ces derniers (de part leurs idées et leur conception de certaines valeurs républicaines dominantes telle la laïcité par exemple) ont tout leur place dans la famille socialiste.
 
Aussi, la consigne d'Hollande semble désorienter les partenaires du PS, ce qui peut se comprendre. Mais, il ne faudrait pas qu'ils oublient la chose suivante qui est pour moi une règle de bon sens. Quand on est partenaire, cela suppose un minimum de loyauté. Autrement dit, on ne peut se permettre de tirer à boulets rouges sur les socialistes et ensuite réclamer les parrainages nécessaires pour se présenter à une présidentielle. Aussi, il est avant tout nécessaire que les principaux partis de la Gauche républicaine ses mettent en ordre de bataille et rassemblés pour avril 2007, ceci dans une attitude responsable face à une droite républicaine de moins en moins tolérante avec nos valeurs nationales. Cela peut sembler quelque peu farfelu à certains moments mais je ne doute pas que le réalisme politique et les responsabilités devant les citoyens l'emporteront sur une querelle de parrainages. C'est lorsque que ces "mises au point" seront faites que le robinet à parrainages du PS se rouvrira.  
 
 
 
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